Montafilan

03/10/2017

Le Nouvel Essor ne conteste pas la nécessité du rétablissement de la continuité écologique de l'Islet dans la mesure ou la réglementation l'exige. Par contre, il regrette vivement le manque de concertation préalable aux choix arrêtés et le fait que l'agence de l'eau ait incité à privilégier l'arasement sans étude préalable, ce qui rend difficile la recherche de solutions adaptées à chaque site dans une période de restriction budgétaire. De ce point de vue, une approche coordonnée et cohérente sur la communauté de communes Lamballe Terre et mer aurait été la bienvenue.

Contribution à l'enquête publique concernant l'arasement du barrage de Montafilan


Pour se mettre en conformité avec la législation sur le rétablissement de la continuité écologique des cours d'eau la municipalité d'Erquy envisage l'arasement du barrage de Montafilan propriété de la commune. Ce barrage construit au début des années 1960 sur la rivière l'Islet a permis la création d'une réserve d'eau de 50000m3 pour l'approvisionnement de la commune en eau potable. L'étang de Quélard ainsi créé a fourni l'eau d'Erquy jusqu'en 1992 et le site est resté sans entretien depuis.

L'Islet qui alimente l'étang fait partie des rivières dont la continuité écologique doit être rétablie pour permettre une recharge sédimentaire et permettre la circulation piscicole. Pour répondre à cette exigence la commune d'Erquy en liaison avec la communauté de communes a décidé l'arasement partiel du barrage après étude.

Il semble que cette solution ait été privilégiée pour des raisons financières. En effet l'agence de l'eau accorde des subventions pouvant s'élever jusqu'à 90% du coût des travaux pour les opérations d'arasement, alors que des opérations d'aménagement des installations n'en bénéficient pas. On peut penser à juste titre que cette procédure à biaisé la situation et a conduit à privilégier l'arasement.

Profitant de l'enquête publique, un groupe de pêcheurs d'Erquy, usagers du plan d'eau s'est constitué pour défendre le site. Ce collectif avait déjà fait connaître lors de la phase d'étude son opposition à l'arasement du seul site où la pêche de loisir au coup pouvait s'exercer. Ils n'ont pas été entendus malgré une pétition ayant reconnu plusieurs centaines de signatures. Le désintérêt et la gestion très discutable durant des années de l'association de pêche « la gaulle lamballaise » a contribué au manque de communication.

Le Nouvel Essor ne conteste pas la nécessité du rétablissement de la continuité écologique de l'Islet dans la mesure ou la réglementation l'exige. Par contre, il regrette vivement le manque de concertation préalable aux choix arrêtés et le fait que l'agence de l'eau ait incité à privilégier l'arasement sans étude préalable, ce qui rend difficile la recherche de solutions adaptées à chaque site dans une période de restriction budgétaire. De ce point de vue, une approche coordonnée et cohérente sur la communauté de communes Lamballe Terre et mer serait la bienvenue.

Cette étude pourrait prendre en compte les arguments développés à de nombreuses reprises ne serait-ce que pour Montafilan en termes de : - réserve d'eau - pour l'irrigation en cas de sécheresse - pour les incendies - piège à sédiments et à pollution - aménagements touristiques - pêche de loisir - préservation de la faune et de la flore - production hydro électrique à l'heure de la transition énergétique, protection des zones humides ! - etc .

Concernant spécifiquement Montafilan, le point de vue des pêcheurs doit être entendu et mieux pris en compte, de même que celui des amoureux de ce site. A ce propos la première mesure à prendre est l'aménagement et l'entretien des berges de l'étang - peu accessibles à certains endroits - ainsi que de la rivière en amont et en aval. Personne ne conteste la nécessité d'une meilleure valorisation touristique du site et de la vallée en aval nous demandons qu'un engagement soit pris à ce propos par la commune et la communauté de communes au terme d'une véritable concertation et la présentation d'un projet d'ensemble à la population d'Erquy et de Plurien.

Le chiffrage et l'examen des possibilités de subvention pour la construction d'une passe à poissons doivent être repris et des calculs précis concernant l'évacuation des sédiments effectués.

S'il doit y avoir malgré tout arasement partiel qu'un véritable comité de pilotage avec les usagers du lieu soit mis en place et que l'opération fasse l'effet d'un suivi quant à ses effets. Les pêcheurs doivent être particulièrement écoutés et les aménagements envisagés doivent permettre une pratique aussi diversifiée que possible de la pêche de loisir.

L'avis de l'ARS concernant la disparition de « l'effet tampon » sur la qualité bactériologique de l'eau en aval doit être pris au sérieux. La lagune des Sables d'Or n'a pas connu jusqu'ici le cauchemar des algues vertes cela doit continuer !

Pierre PELAN

<Président du nouvel Essor d'Erquy

Le 2 mars 2017

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