Eolien en mer

05/10/2017

Les autorisations nécessaires à la construction du parc éolien et à son raccordement ont été signées par le ministère de l'environnement et la préfet en avril dernier. La mise en œuvre a démarré. Une campagne d'étude géotechnique a été lancée et la concertation est en cours pour les aménagements à effectuer dans le port de Saint Quay Portrieux

  • Aucune raison de changer de position. Pratiquement aucune des demandes faites dans le cadre de l'enquête publique par les associations, divers experts et les pécheurs ainsi que plusieurs conseils municipaux n'ont pas été prises en compte.
  • Nous maintenons notre opposition à l'atterrage au milieu de la plage de Caroual.
  • Nous vous proposons d'adopter une motion adressée à la municipalité et à Lamballe terre et mer pour demander la création d'un comité local de suivi du projet afin d'assurer une veille sur la mise en œuvre du projet et d'informer la population du déroulement des travaux.

Contribution du Nouvel Essor à l'enquête publique :


1.  La transition énergétique une nécessité !

  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique,
  • Pallier la raréfaction des énergies fossiles
  • Sécuriser l'approvisionnement énergétique.

Deux piliers :

  • Le développement des énergies renouvelables, c'est à dire décarbonnées.
  • Les économies d'énergie

Un processus long dont les règles de mise en œuvre sont définies par le grenelle de l'environnement, les lois relatives à l'électricité, la loi sur la transition énergétique et l'économie verte.

2. La première étape : développement d'un mix énergétique

Dans cette perspective, l'éolien est considéré comme un des modes de production d'énergie renouvelable les plus matures en France comme en Europe. Ce mode de production comporte toutefois un handicap majeur : son caractère intermittent. Le développement de l'éolien exige des dispositifs de production complémentaires garantissant la sécurité d'approvisionnement. L'interconnexion des réseaux et le stockage sont trop peu développés pour assurer actuellement ce rôle.

Avec la décision de l'Etat de développer l'éolien en mer, l'éolien prend une dimension industrielle et entraine la mobilisation de capitaux importants. De grands projets industriels comportent le risque de maintenir un mode de consommation énergétique qui a montré ses limites et provoque un gaspillage de ressources dangereux pour l'avenir de la planète ? Cette perspective ne correspond d'ailleurs pas aux recommandations de l'académie des sciences qui conseille le développement à un rythme prudent des énergies éolienne et voltaïque et le recours à des moyens de compensation de leur intermittence qui ne provoque pas une augmentation des émissions de CO2. Elle recommande à ce propos le soutien au développement des énergies renouvelables non intermittentes dérivées de la biomasse, perspective particulièrement intéressante pour la Bretagne.

Des mesures en faveur des économies d'énergie sont prises parallèlement au niveau national, régional, ou local. Elles concernent les règles d'urbanisme, l'isolation des logements, les réseaux de distribution électrique, les centres de production, les effacements de consommation etc....Leur impact est encore limité et les fonds alloués restent faibles au regard des besoins.

3 . La situation particulière de la Bretagne

La fragilité énergétique de la Bretagne est une évidence et exige d'agir conjointement sur la consommation, la production et le transport d'électricité. Le dynamisme économique du 1 territoire la renforce. La consommation électrique a progressé de 21% entre 2003 et 2013, alors qu'au niveau national l'augmentation n'était que de 6%

La consommation électrique s'élevait en 2013 à 21,6 millions de MW/h, Elle est particulièrement sensible aux vagues de froid, le développement du chauffage électrique et du logement individuel aidant. EDF doit alors faire face à ces pics de consommation, en augmentant très rapidement sa capacité de production.

Ce constat est à l'origine des mesures prises depuis plusieurs années pour augmenter les capacités de production régionales plutôt que de renforcer les liaisons avec des sites de production situés dans d'autres régions avec l'idée de favoriser le développement d'une filière d'énergie marine. Le pays de Saint Brieuc est la zone la plus vulnérable ce qui explique en partie que les projets le concernant se multiplient et notamment le programme Vir'volt.

Le pacte électrique breton initié par l'Etat et la région en 2011 synthétise cette problématique avec les ambitions suivantes :

  • des efforts importants de maîtrise de la demande en électricité ;
  • un développement ambitieux de la production d'énergies renouvelables ;
  • La sécurisation indispensable de l'alimentation électrique :production et réseaux.

La nécessité de prendre des mesures pour sortir de la situation de fragilité de la Bretagne n'est pas contestable. La question est de savoir si les mesures décidées correspondent réellement aux besoins et surtout allient à la fois efficacité, compatibilité avec le respect de l'environnement et des activités économiques structurantes pour la région et plus particulièrement pour ce qui nous concerne, la baie de Saint Brieuc.

4 L'éolien en mer est-il une réponse adéquate à la fragilité énergétique de la Bretagne

Les 62 éoliennes prévues devraient produire 1850 GW/h par an selon ailes marines, soit un facteur de charge de 37%. A première vue, cette production semble intéressante puisqu'elle représente près de 9 % des besoins de la Bretagne. Mais, cette électricité est difficile à gérer, car il n'est pas possible de faire coïncider à coup sûr périodes de production et besoins en électricité. RTE peut se trouver face à un excès de production venant surcharger le réseau, soit confronté à une augmentation brusque de la consommation qui ne pourra être satisfaite que par une autre source d'énergie mobilisable en très peu de temps. A l'heure actuelle seules les centrales à gaz et l'hydraulique (très peu développé en Bretagne) peuvent assurer cette régulation pointue. Eolien, centrale à gaz et renforcement des réseaux sont liés.

Cela montre le risque de retomber dans une logique productiviste comme avec le nucléaire. La situation exige un changement d'approche et la priorité à accorder aux mesures d'économies d'énergie, de développement de l'autoconsommation, de la création de boucles locales énergétiques.

Certaines estimations considèrent que l'isolation de 125000 logements générerait une économie d'énergie équivalente à la production annuelle de 100 éoliennes avec de surcroit le bénéfice de soutenir l'emploi local

Cela pose la question du rapport coût efficacité du projet et de la finalité de ce type d'investissement. Son coût est aujourd'hui de 2,5milliards d'€, auxquels s'ajoute le coût de raccordement 200 millions d'€. Le financement du projet est privé. Sa rentabilité est assurée par le prix de rachat par EDF fixé pour la durée de la concession. Le cahier des charges de l'appel d'offres prévoyait une fourchette de prix entre 140 et 200€ du MW/h. On ne connait pas le prix exact négocié par ailes marines qui relèverait parait-il du secret des affaires Ce coût sera financé par les usagers à travers la contribution au service public d'électricité (CSPE) qui représente actuellement environ 15% de notre facture d'électricité. Une réforme de ce dispositif est en 2 cours mais en tout état de cause une augmentation du prix de l'électricité liée au développement des énergies renouvelables et à l'entretien du parc nucléaire est inéluctable. Certains rapports parlementaires postulent une augmentation du prix de l'électricité de 50% d'ici 2020.

5. Les caractéristiques techniques du projet

Le projet éolien porté par ailes marines, Eole RES et depuis 2015 par la caisse des dépôts et consignations, a évolué depuis la désignation du consortium comme opérateur. Au moment du débat public le projet devait comporter 100 éoliennes de 5 MW avec comme fondations des jackets.

Dans les mois qui ont suivi on a appris que le recours aux jackets pourrait être remis en cause. L'hypothèse d'un recours au système gravitaire a été rejetée par tous les acteurs locaux impactés par le projet à cause de ses conséquences sur l'environnement. Ailes marines a confirmé par la suite l'utilisation des jackets et a en même temps annoncé que le consortium finalement se proposait d'implanter 62 éoliennes de 8 MW.

Ces modifications montrent comme le soulignait un rapport de 2013 de la cour des comptes que les technologies éoliennes en mer sont moins matures qu'à terre. Elles ont en outre limité la portée du débat public qui a été à bien des égards un dialogue de sourds entre représentants de la société civile et intervenants institutionnels, sur fond de credo bien huilé des représentants d'ailes marines, imperturbables dans leurs convictions sur le bien-fondé et les avantages pour notre territoire du projet.

Cette remarque est d'autant plus importante que les éoliennes ADWEN n'existent que sur le papier. Il n'y a aucun retour d'expérience notamment en ce qui concerne le bruit et les vibrations émis la résistance au vent et à la houle d'engins de 216m de haut et d'un poids de 1150 tonnes. Aujourd'hui aucune éolienne en mer ne dépasse 184m de hauteur, moins puissantes elles sont en outre plus légères. Il y a là un véritable pari environnemental et technologique.

Le dossier prévoit 2 méthodes d'installation des fondations par forage ou par forage/battage/forage (méthode 3D) en fonction des caractéristiques de sol. Les pieux 3D pourraient s'enfoncer jusqu'à 48m de profondeur. Il y aurait au total 256 pieux, le volume de sédiments par fondation oscillant entre 176m3 et 883m3 et un volume total de sédiments d'environ 35500m3.

Les jackets qui constituent la base des éoliennes sont scellés aux pieux par du mortier dont le volume total devrait avoisiner 4000m3. Leur surface au sol est de 625m2. Les parties immergées des fondations seront protégées de la corrosion par des anodes sacrificielles composées d'un alliage d'aluminium et de zinc. A l'échelle du parc la quantité dissoute devrait être d'environ 64 tonnes par an. Au total 960 tonnes d'alliage devraient être utilisées à cet effet sur la durée de vie du parc. Les fondations feront l'objet d'opérations de maintenance préventive régulières.

Chaque éolienne sera reliée par des câbles -- dont seulement 50% seront ensouillés -- à une sous station électrique d'où partiront les câbles de raccordement au réseau électrique. La sous station sera implantée selon les mêmes modalités. Elle a pour rôle principal d'élever la tension électrique de 66000 volts à 225000 volts ce qui permet de limiter les pertes en ligne sur le réseau de transport. Cette opération nécessite la mise en place d'un système de refroidissement basé sur le pompage d'eau de mer qui sera ensuite rejeté à raison de 200m/h pour une température d'environ 50°C.

Les câbles de raccordement au réseau électrique seront ensouillés à une profondeur d'1m50 sur la totalité des 33km jonction sous- marine afin d'éviter toute restriction aux activités de pêche. 3 D'après les témoignages relatifs au raccordement des hydroliennes de Bréhat l'équilibre se rétablit rapidement dans l'espace où se sont réalisés les travaux d'ensouillage du câble de raccordement.

Ce schéma de construction a fait l'objet de nombreuses critiques tant des services techniques de l'Etat, que du CEREMA, de l'agence des aires marines protégées, du comité des pêches, de l'autorité environnementale. Elles concernent le bruit, les vibrations qui peuvent perturber les mammifères marins notamment et certaines espèces de poissons, les rejets de sédiments qui sont insuffisamment documentés pour apprécier le degré de turbidité, les risques de collision d'oiseaux migrateurs. Les critiques portent également sur le peu de mesures ERC prévues (éviter, réduire, compenser) et la tendance très nette à minimiser les impacts durant les travaux.

6. Impact environnemental

La baie de Saint Brieuc est un espace naturel remarquable. Depuis près de 30 ans elle bénéficie de mesures de protection qui n'ont pas cessé de se renforcer au fil des années. Aujourd'hui une grande partie de la baie est protégée au titre du programme Natura 2000 et le fond de la baie est une réserve naturelle d'intérêt national. A ces mesures s'ajoutent les mesures prises par les organisations professionnelles pour gérer au mieux la ressource halieutique, en particulier la coquille Saint-Jacques.

Il est regrettable qu'un inventaire scientifique n'ait pas été réalisé en préalable à un projet qui dans tous les cas aura un impact sur les écosystèmes marins. La baie de Saint Brieuc est un lieu de frayère (seiche, bar), de nourricerie (sole, bar, rouget, barbue...) de passage d'espèces migratoires (anguilles). Son équilibre écologique est le garant d'une diversité des espèces marines. La faune et la flore marine risquent d'être affectées structurellement de façon durable voire définitive. Elle est également un haut lieu ornithologique qui accueille 40 000 oiseaux migrateurs de 112 espèces différentes.

L'autorité environnementale (conseil général de l'environnement et du développement durable) dans les avis qu'elle a rendu pour les parcs éoliens de Fécamp, Courseulles, Saint Brieuc et Saint Nazaire le souligne. A chaque fois l'autorité environnementale indique en préambule que les dossiers soumis posent des problèmes méthodologiques en raison du niveau significativement plus réduit en mer qu'à terre des connaissances et des méthodologies disponibles et elle regrette que la décision nationale de développer l'énergie éolienne offshore n'ait pas aussitôt été accompagnée de l'effort approprié pour compléter ces connaissances et il ne lui semble pas justifié de faire peser sur le seul maître d'ouvrage la charge de remédier aux insuffisances de l'état des connaissances et des méthodologies, même si les études d'impact se doivent de contribuer à leur amélioration sur les enjeux identifiés comme majeurs.

Il est particulièrement difficile dans ses conditions de définir des mesures ERC (éviter, réduire, compenser). L'étude d'impact reflète assez bien cette analyse ainsi que le montre le renvoi aux mesures de suivi pour connaître l'effet exact des travaux réalisés et les critiques des personnes publiques associées à ce sujet.

Plusieurs points qui nécessitent des précisions et des mesures d'évitement ou de réduction, doivent être soulignés :

  • Les nuisances sonores durant les travaux sur les fondations. Les opérations de battage et de forage seront très bruyantes et sur une longue durée. Ce qui est de nature à éloigner les mammifères marins, mais aussi certaines espèces de poissons benthiques ou démersaux. Des mesures de réduction telles que les rideaux de bulles peuvent être prises systématiquement (technique utilisée en Allemagne).
  • Du fait de la dispersion sur place des sédiments extraits lors des opérations de forage ou de battage des phénomènes de turbidité insuffisamment analysés (cf. rapport du 4 CEREMA) se produiront. Cela pourrait provoquer un étouffement de la faune et engendrer la fuite d'espèces benthiques ou de poissons démersaux.
  • La dissolution des anodes sacrificielles devrait avoir des répercussions sur la qualité des eaux vu les quantités d'aluminium dissoutes. L'étude d'impact n'en analyse pas les effets. Il serait pourtant nécessaire que des analyses soient faites pour les identifier et éventuellement prendre des mesures correctives ou alternatives (protection cathodique à courant imposé).
  • La hauteur des éoliennes, leur nombre, suscitent beaucoup de critiques auxquelles l'étude d'impact oppose des simulations qui tendent à réduire les atteintes au paysage. S'il est probable que les éoliennes seront visibles de façon intermittente, Il est très difficile de se faire une opinion définitive. Seul le projet réalisé apportera une réponse totalement fiable. La richesse ornithologique de la baie risque d'être affectée. L'étude d'impact tend à conclure que l'impact sur l'avifaune, du champ éolien sera faible à nulle ce n'est pas l'avis du groupement d'études ornithologiques des Côtes d'Armor qui craint les risques de collision et les pertes d'habitat et la perturbation des flux migratoires Manche/Atlantique.

7. Impact économique et social du projet

La commune d'Erquy est la commune de la baie la plus impactée par le projet éolien pour plusieurs raisons :

  • Les répercussions qu'auront sur la ressource halieutique et l'environnement sous-marin le programme de travaux et le peu d'assurance de voir le milieu se régénérer à l'identique au fil des années.
  • Les restrictions à l'activité de pêche côtière sur une partie de la baie, alors que c'est un secteur d'activité important et emblématique de la ville durant la construction.
  • La limitation de la pêche aux arts trainants à l'intérieur du parc qui conduit le comité des pêches à émettre un avis très réservé sur le projet.
  • Les répercussions négatives qu'auront pour l'activité balnéaire et touristique les trois années de travaux sur la plage de Caroual si cette option d'atterrage est maintenue. - La crainte que soulève dans la population les conséquences sanitaires de l'atterrage de deux câbles de 225000 volts sur la plage très fréquentée et leur passage dans une zone d'habitat dense.
  • L'impact sur le paysage de jour et de nuit du champ éolien qui peut constituer jusqu'à un certain point une atteinte à la beauté naturelle de la baie.

Pour autant Erquy ne tire aujourd'hui aucun avantage du projet. Sa candidature comme port de maintenance a été rejetée, alors que c'est le port le plus proche du champ éolien.

Au-delà des problèmes locaux on constate également que contrairement à ce qui a été beaucoup mis en avant lors du débat public, les répercussions sur l'emploi en Bretagne sont très faibles et se limitent aujourd'hui au port de Brest pour les fondations et celui de Saint Quay -Portrieux pour la maintenance. La vente de ses activités éoliennes par AREVA au consortium Siemens Gamesa rend de plus incertains les engagements concernant la fabrication des différentes parties des éoliennes au Havre, à Brest et Saint Nazaire.

8. Raccordement au réseau de distribution d'électricité

L'atterrage sur la plage de Caroual a suscité un mouvement de protestation important parmi les riverains et les usagers de la plage, très fréquentée en été.

Depuis deux ans l'opposition à l'atterrage s'est exprimée à travers plusieurs manifestations et la signature de pétitions par plusieurs milliers de personnes.

Ce mouvement est motivé par les craintes sanitaires des émissions de champs électromagnétiques (CEM). RTE a toujours considéré que ces craintes étaient infondées, les seuils d'émission étant, à ses dires, très inférieurs aux normes en vigueur. RTE ne se base que sur les émissions générées par ses installations et ne tient pas compte du fait qu'elles peuvent se situer dans des espaces ou existent d'autres foyers d'émission, le cumul pouvant très bien aboutir à dépasser le seuil de 100 micro tesla auxquels ils se réfèrent.

A noter d'ailleurs que cette norme française est une des plus laxistes en Europe.

Un élément est indéniable : le risque sanitaire potentiel est lié à la proximité des foyers d'émission. Si l'atterrage à Caroual déjà approuvé par le préfet et le ministère de l'environnement est confirmé, il est impératif que le tracé du câble soit aussi éloigné que possible des habitations et que des mesures de réduction des émissions de CEM soient prises. Le CRIIREM préconise le blindage. La traversée de la plage doit pouvoir bénéficier de ce type de mesure et d'une signalisation du lieu de passage des câbles, d'autant plus que la couche de sable peut varier et que l'ensouillage à 2 mètres de profondeur en permanence n'est nullement garanti. RTE ne prévoit sur l'estran que des fourreaux éventuellement lestés de cavaliers en béton. Cette demande n'exclue pas le fait que selon nous, la recherche d'autres itinéraires doit se poursuivre.

Par ailleurs, ainsi que cela a déjà été évoqué en préfecture un plan de surveillance accompagné de mesures de sauvegarde doit être élaboré et faire l'objet d'une information de la population.

Un autre problème se pose concernant le lieu d'atterrage c'est l'ampleur et la durée du chantier de réalisation des chambres d'atterrage. L'étude d'impact prévoit de l'étaler sur 3 ans :

  • Période 1  octobre année 1 à juin année 2
  • Période 2 octobre année 2 mars année 3
  • Période 3 mai à juin année 3 puis octobre novembre.

Une base de vie pour 20 à 30 personnes devra être installée durant ces périodes et sur le parking et probablement sur l'aire de camping-cars. S'ajouteront à cela la circulation de tractopelles, camions, grues...durant toutes ces périodes.

Ce chantier aura forcément des répercussions négatives sur l'activité touristique et même balnéaire. Il sera nécessaire de prendre des mesures de compensation et de négocier avec RTE des dispositions d'occupation de l'espace très précises.

Que l'on soit favorable ou non à ce projet, à l'éolien comme source de production d'électricité une chose nous semble incontournable : c'est l'exemplarité en matière de gestion et de suivi. Un projet qui s'inscrit dans une dynamique de développement durable, ne peut y déroger. Ce n'est pas le cas des dossiers présentés par Ailes marines et RTE.

C'est pourquoi le Nouvel Essor bien que fervent partisan de la transition énergétique et du développement d'un mix énergétique où l'éolien a sa place dit non à un projet dont on peut énumérer les risques qu'il fait courir à notre territoire mais dont les caractéristiques fluctuantes et les modalités de mise en œuvre rendent des plus flous les bénéfices que l'on peut en attendre.

Approuvé par l'assemblée générale du Nouvel Essor d'Erquy à l'unanimité moins une voix opposée au développement de tout projet éolien terrestre ou marin.

Erquy le 16 septembre 2016